En plus des abeilles mellifères, il y a en Suisse de nombreuses espèces sauvages d’abeilles, de guêpes et de bourdons. Leurs prestations pour l’agriculture et la nature ne pourront jamais être estimées à une valeur suffisamment haute. Tout ce peuple d’insectes utiles est cependant affaibli, mis en déroute ou assassiné par les pesticides. Le bio crée quant à lui des écosystèmes pour tous ces petits auxiliaires – et il renonce à tous les pesticides de synthèse pour ne pas leur nuire.

L’état de la biodiversité en Suisse est insatisfaisant. La qualité et la superficie des habitats de valeur diminuent continuellement. Actuellement, ce ne sont pas seulement la moitié des différents habitats indigènes mais aussi la moitié des espèces indigènes inventoriées qui sont en danger ou potentiellement en danger. Les raisons principales du recul de la biodiversité sont le mitage, l’utilisation intensive des sols et des cours d’eau, la propagation de plantes néophytes invasives ainsi que les apports massifs de pesticides et d’azote de l’agriculture.