Les pesticides chimiques de synthèse sont présents dans de nombreux cours d’eau et sols. On les retrouve aussi dans les êtres humains par le biais des aliments. L’agriculture biologique y renonce et mise à la place sur des variétés robustes, une bonne rotation des cultures, la diversité de la nature et de ses auxiliaires ainsi que sur des intrants respectueux de l’environnement.

Que se passerait-il si la Suisse devenait un Pays Bio? Alors, les pesticides ne seraient plus utilisés sur plus de 93 % de la surface agricole utile de Suisse. C’est ce que montre une étude de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL).

Quelles valeurs limites sont dépassées actuellement, où et par qui? On se perd vite dans les détails des débats politiques autour des initiatives concernant les pesticides. Il s’agit donc de ne pas perdre de vue les trois arguments les plus importants.

Les paysannes et les paysans bio se font aussi du souci au sujet des pesticides dans l’eau potable, le recul de la biodiversité et le changement climatique. Ils s’engagent pour ou contre l’initiative Eau propre. Une autre initiative – Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse – rencontre beaucoup de sympathie, surtout en Suisse romande. Alors que les politiciens ont présenté leurs (non-) propositions pour résoudre les problèmes, l’Assemblée des délégués de Bio Suisse décidera le 11 novembre 2020 des recommandations de vote pour ces deux initiatives. Le Comité propose de recommander un Non et un Oui.

L’initiative demande l’élimination des pesticides de synthèse dans la production alimentaire, dans les espaces publics et chez les particuliers avec une période de transition de 10 ans, tout en protégeant l’agriculture suisse par l’application des mêmes règles aux importations.

En agriculture, le cuivre sert de produit de traitement très efficace contre différentes maladies fongiques des plantes. Son efficacité contre le mildiou de la vigne a été découverte il y

Les exploitations conventionnelles doivent installer vers les forêts et les cours d’eau des bandes tampons d’au moins trois mètres de largeur sur lesquelles elles ne peuvent pas utiliser de pesticides.