Les pesticides chimiques de synthèse sont présents dans de nombreux cours d’eau et sols. On les retrouve aussi dans les êtres humains par le biais des aliments. L’agriculture biologique y renonce et mise à la place sur des variétés robustes, une bonne rotation des cultures, la diversité de la nature et de ses auxiliaires ainsi que sur des intrants respectueux de l’environnement.

Depuis l’an 2000, le surplus particulièrement problématique d’azote stagne à un niveau élevé. Cela est fortement lié aux cycles ouverts et aux importations d’aliments fourragers et d’engrais de synthèse. Les

En plus des abeilles mellifères, il y a en Suisse de nombreuses espèces sauvages d’abeilles, de guêpes et de bourdons. Leurs prestations pour l’agriculture et la nature ne pourront jamais être estimées à une valeur suffisamment haute. Tout ce peuple d’insectes utiles est cependant affaibli, mis en déroute ou assassiné par les pesticides. Le bio crée quant à lui des écosystèmes pour tous ces petits auxiliaires – et il renonce à tous les pesticides de synthèse pour ne pas leur nuire.

Telle qu’elle était prévue, la Politique agricole 2022+ devait en fait fournir des réponses aux questions importantes qui sont soulevées par différentes initiatives populaires qui visent l’agriculture. Le bio offre de bonnes solutions et devrait donc être mieux encouragé. Or la politique agricole a maintenant été mise de côté par le Parlement. Quelle importance ont donc maintenant ces initiatives?

L’état de la biodiversité en Suisse est insatisfaisant. La qualité et la superficie des habitats de valeur diminuent continuellement. Actuellement, ce ne sont pas seulement la moitié des différents habitats indigènes mais aussi la moitié des espèces indigènes inventoriées qui sont en danger ou potentiellement en danger. Les raisons principales du recul de la biodiversité sont le mitage, l’utilisation intensive des sols et des cours d’eau, la propagation de plantes néophytes invasives ainsi que les apports massifs de pesticides et d’azote de l’agriculture.