Lors de l’Assemblée des délégués de novembre 2019, les délégués ont adopté la résolution “Rendons ensemble le changement possible”. Cette résolution souligne l’engagement des familles paysannes bio en faveur d’une

Les pesticides de synthèse sont présents dans presque tous les cours d’eau. C’est ce que démontre aussi les analyses régulières de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag en Suisse. Tôt ou tard, ils finissent dans l’eau potable. L’agriculture biologique renonce aux pesticides de synthèse.

Telle qu’elle était prévue, la Politique agricole 2022+ devait en fait fournir des réponses aux questions importantes qui sont soulevées par différentes initiatives populaires qui visent l’agriculture. Le bio offre de bonnes solutions et devrait donc être mieux encouragé. Or la politique agricole a maintenant été mise de côté par le Parlement. Quelle importance ont donc maintenant ces initiatives?

Les paysannes et les paysans bio se font aussi du souci au sujet des pesticides dans l’eau potable, le recul de la biodiversité et le changement climatique. Ils s’engagent pour ou contre l’initiative Eau propre. Une autre initiative – Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse – rencontre beaucoup de sympathie, surtout en Suisse romande. Alors que les politiciens ont présenté leurs (non-) propositions pour résoudre les problèmes, l’Assemblée des délégués de Bio Suisse décidera le 11 novembre 2020 des recommandations de vote pour ces deux initiatives. Le Comité propose de recommander un Non et un Oui.

L’état de la biodiversité en Suisse est insatisfaisant. La qualité et la superficie des habitats de valeur diminuent continuellement. Actuellement, ce ne sont pas seulement la moitié des différents habitats indigènes mais aussi la moitié des espèces indigènes inventoriées qui sont en danger ou potentiellement en danger. Les raisons principales du recul de la biodiversité sont le mitage, l’utilisation intensive des sols et des cours d’eau, la propagation de plantes néophytes invasives ainsi que les apports massifs de pesticides et d’azote de l’agriculture.

L’initiative demande l’élimination des pesticides de synthèse dans la production alimentaire, dans les espaces publics et chez les particuliers avec une période de transition de 10 ans, tout en protégeant l’agriculture suisse par l’application des mêmes règles aux importations.

Les exploitations conventionnelles doivent installer vers les forêts et les cours d’eau des bandes tampons d’au moins trois mètres de largeur sur lesquelles elles ne peuvent pas utiliser de pesticides.